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Une
grande scène installée en plein air sur un site permettant
d'accueillir 3000 à 4000 personnes, une billetterie espérée
dépassant le montant des subventions, des têtes d'affiche
connues et reconnues… La 11ème édition des Déferlantes
francophones semble très différente des précédentes.
Pourtant, il s'agit bien toujours du même festival, poursuivant avec vigilance et obstination ses objectifs. D'abord et avant tout, promouvoir les scènes et les cultures francophones d'Amérique du Nord, cultiver avec ferveur le même état d'esprit qui conduit à résister au rouleau compresseur de l'uniformisation culturelle.
Alors oui, changement d'envergure oblige, le festival s'ouvre à
d'autres francophonies, mais le nombre d'artistes venus d'outre-Atlantique
reste le même, grâce à l'ouverture d'une
véritable salle de spectacle capbretonnaise et à la reconduction,
pour la 3ème année, du Tremplin Découvertes.
Et si en 2008, année du 400ème anniversaire de la fondation
de Québec, ces artistes viennent principalement de la Belle Province,
(en attendant le retour des Acadiens) la 11ème édition accueillera
pour la 1ère fois une artiste francophone de l'Alberta et
rappellera, à différents moments, l'histoire méconnue
de la complicité franco-indienne des débuts de la Nouvelle-France.
Quant au côté militant et résistant revendiqué par le festival, il suffit de citer, par ordre d'entrée en scène, les noms de Daniel Boucher, Mes Aïeux, Tri Yann, Samian, les Cowboys fringants, Cali… Avec ceux-là et tous les autres, cette édition des Déferlantes devrait être «chaude», chaleureuse, intelligente et festive.
«C'est quand le bonheur ?»… Venez le
partager avec nous à Capbreton à la mi-juillet, sous le
soleil et les étoiles de la cité marine.
> MAURICE SEGALL, Directeur du festival |
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La grande famille francophone se prépare à débarquer en front de mer pour une nouvelle odyssée musicale. Cette année, le vent du large déposera ses rythmes iodés au pied du nouveau casino et de l'esplanade de la Liberté. Tour à tour rafraîchissante ou émouvante, la houle irrévérencieuse de nos cousins d'outre-Atlantique ou de la scène celtique va aussi investir la ville et le parc des sports pour notre plus grand bonheur. Car cette année, la vague du coeur s'élargit avec une programmation d'exception. Sur le paquebot de l'amitié, ils sont nombreux à embarquer pour jouer sur les sonorités d'une langue qu'ils se plaisent à ciseler. Etoiles montantes ou artistes reconnus, nous sommes enchantés de tous les accueillir. Ainsi, Cali, qui vogue désormais sur les océans du succès, retrouvera, fidèle, ce public de Capbreton avec lequel il a noué, il n'y a pas si longtemps, les prémices d'un «Amour parfait».
Mais, veillez au grain! L'effervescence de la fête pourrait bien vous emporter entre rêve et réalité. Il se murmure que Tri Yann notamment prépare une incursion dans les fonds sous-marins. Qui sait si nous n'allons pas nous retrouver plongés dans les replis imaginaires du gouf qui, à la sortie du port, recèle un peu de l'âme de la cité marine. Bon voyage!
> JEAN-PIERRE DUFAU, Maire de Capbreton |
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